Opinion publique

Fou de balle

Goooooal. Mes premiers souvenirs de foot remontent aux buts marqués les mercredi aprés-midi sur le terrain vague du quartiers, au "mundial" de 1982 et au terrible match France/Allemagne. A la revanche de la France en 1984. Et hors mis la victoire de la France aux pénalties face au Brésil en 1986 au Mexique, je ne pense pas que le foot me laisse d’autres souvenirs, peut-être quelques plaisirs encore. Le foot est devenu une trop grosse machine où le souvenir est par trop collectif pour rester personnel. Ce qui est pareil pour tout le monde n’est jamais pour personne. Reste-t-il quelque chose dans le foot, qui ne soit pas encore passé au concasseur médiatique ?

Moi aussi je veux faire comme les grands.

Sans doute nous avons tous voulu étant enfant faire comme les grands. Et c’est comme ça que les filles jouaient à la dînette et les garçons à la guerre, ou l’inverse peu importe. Comme ça aussi que nous volions des cigarettes dans les paquets de nos pères pour les fumer en très grande clandestinité et force paranoïa, jusqu’à se mettre du parfum dans la bouche pour en faire passer l’odeur. Une fois compris que l’explosion du crapaud voulant devenir aussi gros que le boeuf n’était que fable, il nous fallait user de ruse et d’invention pour assouvir nos désir de conquêtes si peu naturelles. Et c’est sans doute ses ruses qui feront les joies de l’enfant devenu adulte. Mais...

Les cheveux néguentropiques

Le vivant nous dit Bichat est ce qui résiste à la mort. Et cette résistance à la mort est ce qui distingue le vivant de la matière inerte. Nous savons grâce à la thermodynamique, que toute la matière inanimée est soumisse à ce que l’on nomme le principe d’entropie. L’entropie est la mesure du désordre auquel est soumis tout processus d’existence matérielle. La maison finit toujours par s’abîmer en ruine dans le temps, le bateau en épave, et la montagne s’éroder, et le tableau s’effacer. Par opposition le vivant peut-il être dit néguentropique, résistant à la destruction et au désordre, maintenant ses différences dans le temps. Or il est un phénomène particulièrement étrange, qui sans être du vivant, n’est pourtant pas soumis au principe d’entropie. C’est le cheveu.